les songes d'Ikkar

...parce qu'il n'est jamais trop tard...

Quiet desperation

Publié le 24 Octobre 2006 par Ikkar in Ikkar

          Je ne sais rien des aubes naissantes, ni des crépuscules rougissants. Je nen connais que ce quont bien voulu en dire les poètes et les fous.

          Je ne sais rien des amours éternelles, des passions et des poisons mortels. Je nen connais que ce quont bien voulu en dire les insensés et les adolescents.

          Je nai dans le cœur que le souvenir flou des nuits sans lune, la nostalgie tendre des mots à-peine-murmurés-à-peine-entendus, leffleurement dune main, dun souffle, la douceur impalpable, sitôt-faite-sitôt-évanouie, dune promesse non tenue, la suavité dun parfum enfui.

          Je nai au fond des yeux que le rêve peut-être même pas éveillé dune caresse tout juste esquissée.

          Je nai dans lâme que les flèches acérées dune guitare trop électrique et la violence des larmes arrachées, grâce infinie.

          Je ne sais rien dautre que ces instants subtils, où le désir disparaît, ombre brumeuse éclipsée dès quaperçue, quiétude et désespoir mêlés, que le temps passé, dépassé - trop tard, game over-.

          Quiet desperation.

 

                                                                                              Ikkar

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R
je suis une nouvelle fois atteint (c'est un uppercut) par vos mots et leur musique. C'est incroyable ! Merci, merci
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I
Vous êtes trop aimable...Ikkar, with love
T
La quiétude et le désespoir , quel étrange mariage! Je pense à  toi My Lord !<br /> Ish<br /> Dame Tine
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I
C'est la seule façon de supporter le désespoir. Il devient alors tout à fait vivable, familier, tendre même... Juste une autre manière de l'apprivoiser. Rien d'étrange là dedans! Rien qu'une longue pratique de la chose... lolIkkar, with love