les songes d'Ikkar

...parce qu'il n'est jamais trop tard...

le divin Musset

Publié le 9 Décembre 2006 par Ikkar in Ils ont écrit...

Pour toi, je remettrais le Christ en croix. (Acte III, scène 2)

  

 

 

Le divin Musset...
Si vous n'aviez plus ce texte en tête, si vous n'avez pas relu Lorenzaccio depuis  longtemps, voici un court passage parmi les plus forts, les plus purs.
J'aurais dû/pu mettre toute la scène.
Je vous laisse aller la rechercher dans votre bibliothèque, qui, c'est certain, recèle des trésors cachés. Sinon:
http://fr.wikisource.org/wiki/Lorenzaccio

 

   "Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre? Veux-tu donc que je m'empoisonne, ou que je saute dans l'Arno? veux-tu donc que je sois un spectre, et qu'en frappant sur ce squelette,(Il frappe sa poitrine) il n'en sorte aucun son? Si je suis l'ombre de moi-même, veux-tu donc que je m'arrache le seul fil qui rattache aujourd'hui mon coeur à quelques fibres de mon coeur d'autrefois? Songes-tu que ce meurtre, c'est tout ce qui me reste de ma vertu? Songes-tu que je glisse depuis deux ans sur un mur taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d'herbe où j'aie pu cramponner mes ongles? Crois-tu donc que je n'aie plus d'orgueil, parce que je n'ai plus de honte? et veux-tu que je laisse mourir en silence l'énigme de ma vie? Oui, cela est certain, si je pouvais revenir à la vertu, si mon apprentissage du vice pouvait s'évanouir, j'épargnerais peut-être ce conducteur de boeufs. Mais j'aime le vin, le jeu et les filles; comprends-tu cela? Si tu honores en moi quelque chose, toi qui me parles, c'est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais pas. Voilà assez longtemps, vois-tu, que les républicains me couvrent de boue et d'infamie; voilà assez longtemps que les oreilles me tintent, et que l'exécration des hommes empoisonne le pain que je mâche; j'en ai assez d'entendre brailler en plein vent le bavardage humain; il faut que le monde sache un peu qui je suis et qui il est. Dieu merci! c'est peut-être demain que je tue Alexandre; dans deux jours j'aurai fini. Ceux qui tournent autour de moi avec des yeux louches, comme autour d'une curiosité monstrueuse apportée d'Amérique, pourront satisfaire leur gosier et vider leur sac à paroles. Que les hommes me comprennent ou non, qu'ils agissent ou n'agissent pas, j'aurai dit tout ce que j'ai à dire; je leur ferai tailler leur plume, si je ne leur fais pas nettoyer leurs piques, et l'humanité gardera sur sa joue le soufflet de mon épée marqué en traits de sang. Qu'ils m'appellent comme ils voudront, Brutus ou Erostrate, il ne me plaît pas qu'ils m'oublient. Ma vie entière est au bout de ma dague, et que la Providence retourne ou non la tête, en m'entendant frapper, je jette la nature humaine à pile ou face sur la tombe d'Alexandre; dans deux jours, les hommes comparaîtront devant le tribunal de ma volonté."

Lorenzaccio, Acte III, scène 3

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P
Quand la folie fait échapper l’esprit a la douleur car on est au-delà du monde au-delà méme de toute vie Quand il ne reste que la folie, quand il ne reste rien et que trop de larmes versées ont fini par sécher l’âme comme une momie a  jamais engloutie au fond des enfers.La folie douce, la folie pure, les cris emporter par le blizzard comme les appels du loup dans le Wild il ne reste que le souffle rauque de la mort qui râle Les hurlements de ce gouffre qui jamais ne cessera de te faire plonger jusqu’au fond mais jusqu’au fond de quoi ?N’y a t-il jamais de fin à cela …Tu survis au coup aux injustices tu brave toutes les tempêtes, mais un jour tout se brise . la carapace vol en éclats comme tout espoir de vie ... la folie une solution mieux ou pire que la mort, j'en ne sais rien mais que faire Quand on ne sait méme plus pq, on existe .....Écoute une voix au loin …Est-ce dieu qui te parle ? tu entends les anges ? Une voix mais si faible, voix intérieur léger bruissement au fond de ta conscience …Tu as froid, très froid de ce froid qui glace les os qui figue les muscles  qui paralysent toute volonté …Envie de t’endormir, passage vers un autre ailleurs Avec Anubis dieu chacal comme gardien.Entoureé de brume est ton corps, souffre ou encens ?Tu plane dans la douceur d’une lumière blanche, ton esprit t’abandonne pour toujours …Seule la douce folie te reste Cette torpeur de l’âme Ne plus rien comprendre, ne plus rien savoir, ne plus rien réaliser pour simplement ne plus souffrirécrit ici car chez moi détruit ...comme bcp de mes écrits ...passer dans l'oubli....
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P
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Réchauffemement climatique: ours et phoques polaires menacés d'extinction d'ici 20 ans<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  Hors sujet c'est pour ca que je le met ici mais j'ai lu ton texte d'aujourd"hui ...moi je suis entourée d'ombres ....elle me noie ....<br />
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P
merci de ton soutien a mon br bisous
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P
Si le bonheur vous donne rendez-vous, soyez à l'heure! <br /> <br /> Déposez les moments de bonheur dans la banque de notre coeur. Vous pourrez y effectuer des retraits en cas de besoin. <br /> Le bonheur, comme l'amour, est un choix. <br />
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I
merci, Picasso, pour ces instants de bonheur ...Ikkar, with love
A
Et moi je voulais jouer Lorenzo !! J'aime beaucoup ce genre de personnage ambigu, comme Julien Sorel ou encore Scarlet O'Hara...
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I
Sur l'ambiguïté de Lorenzo, il y a tellement à dire... et à donner, lorsqu'on est acteur. "Du sublime de l'ambigu..." à moins que ce ne  soit le contraire? C'est l'un des plus beaux rôles du théâtre français. Ikkar, with love