Sun setting on a lake.
William Turner
Il entre, et sa lumière le précède.
Il sourit, et le monde s'ouvre. S'offre. Sans contrepartie.
Il est le ciel qui s'incruste dans le sol, et l'obscurité qui explose sur sa peau.
Il rêve, et ses songes sont de miel.
Il parle, et sa voix s'envole, s'ancre dans la terre, s'enroule, lien de soie.
Il est l'ivresse des aubes claires, le jour naissant sur ses paupières closes, et l'orage d'automne.
Il est l'affolement suave d'une rencontre, et le déchirement serein de l'absence.
Ses mains emprisonnent , et délivrent des peurs et des souvenirs, délient les poignets entravés, défait les bâillons, lève toutes les condamnations.
L'horizon de ses regards entraîne vers d'autres voyages, et les mers traversées sont les siennes. A jamais.
S'abandonner, tout abdiquer,..
Et se perdre, succomber dans ses déserts, dans le noir de ses villes, dans ses chants et ses silences...
Ikkar
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