les songes d'Ikkar

...parce qu'il n'est jamais trop tard...

la douleur des autres

Publié le 22 Septembre 2006 par Ikkar in Billets d'Humeur

Que connaît-on de la douleur des autres?
Que connaît-on de la douleur de l’autre?

Ses larmes, ses cris veulent-ils dire ce que nous croyons? Ses prières, parfois à peine murmurées, à bout de souffle, à bout de vie, sont-elles seulement entendues? devinées?

Que connaît-on de la douleur de l’autre?

Quand la sienne même est parfois si impénétrable. Quand on ose à peine soulever le voile qui recouvre ses propres blessures, plaies béantes. Quand on ne sait même pas nommer sa propre souffrance.

Que connaît-on de la douleur des autres?

Si visible, si ostensiblement montrée, ou exploitée, si complaisamment étalée…

Que connaît-on? Et que comprend-on? Qu’accepte-t-on?

Oui, jusqu’où l’accepte-t-on? Quelle limite ne doit-elle pas dépasser, pour ne pas frôler l’indécence - la frontière au-delà de laquelle plus rien n’est supportable, et où la compassion vire à l’écœurement.

Qu’est donc la souffrance de l’autre, comparée à la sienne?

Qui donc est-il pour oser crier l’indicible, quand, soi-même, on met toute sa pudeur, toute son élégance, à ne rien révéler de ses tourments - que dis-je?-, des tortures endurées, des supplices subis, d’une âme constante ?

Qui donc est-il?
Il n’est sans doute que l’autre.
Dont on s’obstine à ignorer la souffrance.
Avec une bonne conscience effrayante.
Une indifférence à toute épreuve.
Une supériorité absolue.
Comme si l’on pouvait mettre dans le plateau d’une balance la douleur indéfinissable, l’absence, le deuil…
Quelle mesure? Quelle référence? Sinon sa propre estime - celle qui nous fait croire qu’à la place de l’autre… oui, à la place de l’autre… nous retiendrions nos sanglots et nos cris. Cela est l’évidence même…

Que connaissent-ils de ma douleur?


Ikkar

 

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H
Vous avez un sens des couleurs et de la mise en page vraiment esthétique - c'est un plaisir de découvrir votre site, je reviendrai.<br /> houpstwo
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I
merci, Houpstwo. Comme dit l'autre "yé fé cé qué yé peux"... <br /> See you soonIkkar, with love
V
Formulé ainsi, c'est plus clair.<br /> Je reviens pour vous dire que concernant vos dessins, vous ne manquez pas de technique. Votre oeil comme votre main ne manque pas d'efficacité. Et l'absence d'apprentissage sous forme de cours n'y change pas grand chose. Si vous n'usez d'aucun procédé mécanique, vous pouvez tout simplement vous dire que vous avez un sens inné du dessin.
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I
Vous êtes généreux. Je crois que j'ai appris (un peu) à regarder. A force ... Comme je disais, c'est juste du plaisir, et un jeu - puisque je refuse obstinément, et sans doute un peu bêtement, d'utiliser une gomme...En tout cas, merci encore.Ikkar, with love
V
Ma remarque ne concernait pas l'obscurité du texte mais bien des lieux ou même plus prosaïquement du fond de page.<br />  
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I
Vous savez bien que rien n'est plus lumineux que le noir...<br /> Ikkar, with love
V
De la douleur et du reste...<br /> Gide disait de Shakespeare qu'il "était semblable à tous les autres  hommes , sauf en cela qu'il était semblable à tous les autres autres hommes." La formulation est aussi troublante que nos sentiments et rapports à autrui : confuse.<br /> J'ai regardé avec beaucoup d'attenton et de plaisir vos dessins en particulier. Il  a là une belle sensibilité, une humanité qui permet au rendu de vibrer sans se décharger de tout. Je repasserai vous voir mais pourquoi est-ce si sombre ici ?
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I
De la douleur et du reste...N'ai-je pas mis un clin d'oeil, voire un éclat de rire sur la dernière phrase de ce petit texte? J'aurais dû. Car il était dans mon esprit, en l'écrivant. L'autodérision est ce qui sauve de tout, et du désespoir...Merci de votre passage chez moi. Je retourne chez vous...Ikkar, with love<br />
T
On ne peut rien savoir de la douleur de l'autre parce qu'on est pas "l'autre" chaque vie est différente, on peut juste être là pour l'autre!<br /> Ish <br /> Dame Tine
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I
Essayer d'être là...Quand encore, l'autre veut bien que l'on soit à ses côtés...<br /> Ikkar, with love