les songes d'Ikkar

...parce qu'il n'est jamais trop tard...

Le Paradis 3/8

Publié le 17 Novembre 2006 par Ikkar in ... et autres fadaises... le Paradis

- Entre John.
- Bob nous a dit comment tu t’étais comporté, la semaine dernière.
- Tu sais pourquoi nous t’avons convoqué…
- Tu sais ce que ta présence ici signifie…
         
Face à John, devant une immense baie vitrée qui les mettait à contre-jour, quatre hommes se tenaient, assis dans de larges fauteuils de cuir. La fumée de cigares s’échappait de leurs doigts.
- Tu n’es pas encore Jack. Et nous avons hésité… Tu comprends… Enfin…
- Tu sais pourquoi tu es ici, n’est-ce pas ? reprit celui qui était à droite.
- Je l’imagine, fit enfin John.
- Et… ?
- Que crois-tu mériter ?
         
John hésita quelques secondes
- … Le paradis ?
         
Il entendit un rire, un ricanement plutôt, derrière lui. Un cinquième homme qu’il n’avait pas remarqué ? combien étaient-ils donc ?
- Le paradis ? Non… tu en demandes un peu trop…
- Il y a une épreuve avant d’y arriver…
- Je la passerai.
         
Il avait dit ces mots-là sans même y réfléchir.
- Tu sais ce que c’est. Non ?
- Quand tu l’auras réussie, tu reviendras.
         
A nouveau, le ricanement derrière lui. John n’osait pas se retourner . Quand il sortirait, il verrait… L’homme de droite lui fit signe d’avancer. Un Bob s’approcha de John et lui indiqua, du doigt, un lieu, très visible par la baie vitrée.
- Tu vois ce promontoire, là ? c’est là que tu vas passer trois jours et trois nuits. Sans bouger. Sans pleurer. Sans manger ni boire. Si dans trois jours tu as passé cette épreuve, les maîtres envisageront peut-être le paradis… Passe par cet escalier. Il y a un Bob en bas qui t’y conduira. Et n’oublie pas, même si tu crois qu’on ne te regarde pas, tu seras surveillé, épié, minute après minute… les maîtres ne veulent voir que ta respiration. Rien d’autre. Démerde-toi pour le reste… au moindre mouvement, tu sais ce qui t’attend…
         
Bien sûr, il le savait. D’autres avant lui avaient essayé, et avaient échoué. Et ils étaient revenus, Zone Orange, et parfois même Zone Rouge. Et un bras mécanique les avait lâchés dans une cage. De gardiens, ils étaient devenus prisonniers. Ils avaient perdu leur identité – identité ? – pour devenir une simple couleur. Orange. Rouge. Parce que ces trois jours-là les avaient rendus fous, et qu’il n’était pas possible de les mettre en Zone Verte, ni même Jaune…

                                                                                                                                                                        [à suivre]

 

 

 

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T
houla mon pauvre John je le sens mal là, quand on commence à te promettre le paradis ce n'est pas bon signe enfin.... <br /> Ish<br /> Dame Tine
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I
hihi
R
ah, ça prend une tournure encore plus intéressante. Une épreuve ? Un rite d'initiation ? Promis, je patiente
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I
Merci pour votre patience et l'indulgence que vous avez envers mes petits textes.Ikkar, with love