les songes d'Ikkar

...parce qu'il n'est jamais trop tard...

Façade

Publié le 30 Novembre 2006 par Ikkar in Ikkar

Je ne suis plus qu'une façade.
Plus rien derrière.
Derrière les yeux, derrière le sourire. Les rires aussi.
Plus rien.
Je n'ai plus d'ombre.
A peine, celle, esquissée, d'un souvenir.
Même plus un prénom.
Juste une silhouette.
Parfois.
Même plus une voix.
Tout s'oublie. Tout s'efface.
Juste un geste, ébauché, pudeur extrème, de la main, du bout des doigts, du bout des ongles, strie, cicatrice - indélébile? -.
Rien que l'effleurement d'un corps - un souffle.
Transparence.

Se retourner.

Personne.

Même plus une vie.
Pas même une tombe.

Qu'une façade.

 

Ikkar

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P
Quand a force de ne voir que la facade on ne sait plus où est le vrai ...que faire ....
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I
S'inventer une autre vie, peut-être. Inventer d'autres vies?Ikkar, with love
P
quand méme les mots ne sufise plus a la douleur que faut-il faire
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I
Si je le savais...Continuer, quand même. Parce qu'il n'y a pas d'autre possibilité, n'est-ce pas? Même en silence. Debout, malgré tout.Ikkar, with love
A
me permettrais tu avec ton humble permission Ikkar juste le temps de ce commentaire au travers de ton texte de porter une pensée à ma nanny qui me manque affreusement.depuis sa disparition je ne suis que l'ombre de moi même.
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I
Que puis-je te répondre? si j'ai pu, peut-être, durant quelques secondes, exprimer - un peu - ce que tu ressens, c'est que ces douleurs-là sont inextinguibles, n'est-ce pas?...<br /> Ikkar, with love
T
 Quand le souvenir des êtres aimés s'effacent, notre vie n'est plus que l'image d'une ville après un bombardement ... des maisons dévastées dont il ne reste plus que des façades ! Moi aussi je me sens comme une maison vide , une simple façade lorsque je pense à tous ceux que j'ai aimé, tous ceux que j'ai perdu et dont les traits , les voix, les sourires s'effacent...<br /> Ish <br /> Dame Tine
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I
Merci, douce Dame Tine, d'avoir si bien compris ce que j'ai tenté d'exprimer si maladroitement... et cet effacement progressif est une douleur supplémentaire...Ikkar, with love
A
Hélas ! comme je comprends ce texte ! Le masque derrière lequel on se cache, un jour sur votre visage s’attache... qu’il est difficile de le retirer ! La peur nous a conduit à construire notre propre geôle...
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I
La façade n'est pas toujours un masque. Ce peut être celle qui reste quand tout est détruit derrière. Mais je comprends infiniment ce que tu veux dire...Ikkar, with love