Je ne suis plus qu'une façade.
Plus rien derrière.
Derrière les yeux, derrière le sourire. Les rires aussi.
Plus rien.
Je n'ai plus d'ombre.
A peine, celle, esquissée, d'un souvenir.
Même plus un prénom.
Juste une silhouette.
Parfois.
Même plus une voix.
Tout s'oublie. Tout s'efface.
Juste un geste, ébauché, pudeur extrème, de la main, du bout des doigts, du bout des ongles, strie, cicatrice - indélébile? -.
Rien que l'effleurement d'un corps - un souffle.
Transparence.
Se retourner.
Personne.
Même plus une vie.
Pas même une tombe.
Qu'une façade.
Ikkar

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